dimanche 1 septembre 2013

Impressions

Ce qui n'était pas bien: -faire le vaisselle -faire les devoirs quand il fait grand soleil avec de l'eau turquoise. -faire un snorkling sans poissons. - attendre les dauphins pendant une heure alors qu'il ne vienne pas

Ce qui est bien: -faire de la plongée. - nager dans de l'eau turquoise. -aller au restaurant. -faire des naves qui ne bouge pas. -se baigner dans des cascade ou des sources chaudes. -nager avec les dauphins. -faire des barbecues sur les plages -dormir sur l'île -faire des aquarelles -la faune soumarine -pêcher du poisson

Ce qui m'a manqué: -frousse (mon chat). -mes copains

 

La der des der

 

lundi 19 août 2013

L'ascension

Gaston PÂTHÉ présente:L'ascension

Cette vidéo n'est en aucun cas truquée, Nous sommes vraiment allés où il y avait des gaz toxiques,mais avec une personne qui connaissait la chose : CHRISTIAN .

 

samedi 17 août 2013

Journal de bord du captain : ça sent le roussi

 

Lundi 12 aout : Sainte Anne – Fort de France – Saint Pierre : 36 milles

Escale rapide à Fort de France.
Puis à St Pierre. Ville toujours aussi agréable. Nous retrouvons notre corps mort à côté de la digue.
Restaurant improbable : L’Alsace à Kay. Ou comment manger une choucroute ou un baeckeofe sous les tropiques. Un régal. A ne rater sous aucun prétexte.

Et en plus, la dernière onde tropicale située au milieu de l’Atlantique ne nous menacera probablement pas.  L’épée de Damoclès suspendue au dessus de notre tête depuis un mois semble vouloir rester bien accrochée. Une vraie bonne soirée.

Mardi 13 aout : Saint Pierre (Martinique) – Les Saintes (Guadeloupe) : 70 milles

Départ au lever du soleil. Vent de travers 15 à 20 nœuds. Sous grand voile, génois et Artimon, le bateau file. Les enfants “vivent”la navigation sans se rendre compte des milles qui passent.

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Le canal de la Dominique est traversé en trois heures. Nous avons décidé de ne pas nous arrêter et de filer directement sur Les Saintes. Nous restons écartés de plus de 10 milles de la côte pour ne pas être trop déventés.

Des pêcheurs croisent notre route, nous suivent, nous dépassent. Bizarre. Je lance le moteur pour accélérer. J’hésite à me rapprocher de la côte. Finalement j’opte pour une route vers le large. Vingt minutes plus tard, la barque s’éloigne. Quand elle disparait à l’horizon, je respire et reprends ma route. Petit tour dans le carré. En remontant, nouvelle décharge d’adrénaline. Une embarcation se rapproche, et cette fois, vu le sillage, je n’arriverai pas à la semer. Je fais route au large puis route à la côte. Pas de doute, ça vient droit sur nous. Je lance un appel à la VHF sur le 16, à la recherche d’un bateau qui pourrait nous aider au cas où. Nada. Je sors les fusées de détresse. J’ai lu quelque part l’histoire d’un gars qui avait réussi à faire fuir des pirates en leur tirant dessus.
Je n’ai rien dit à mon équipage de choc pour l’instant mais cette fois, je les préviens qu’on va sans doute être abordés.
Le temps qu’on se prépare et les affreux pirates se révèlent être des gardes côtes dominicains sur une grosse vedette grise. Jamais aussi content de voir des douaniers. Après discussion à la VHF, ils s’invitent à bord pour un contrôle de routine bref et cordial.

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Pas de nouvelle alerte jusqu’aux Saintes ralliées juste avant la nuit.

Mercredi 14 aout et jeudi 15 aout : Les Saintes

Mercredi, Marie Ange, Christian et Zia nous rejoignent pour la journée. Baignade et farniente.

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Jeudi, 15 aout, c’est la grande fête au village. Nous n’en profiterons qu’en fin d’après midi, après avoir briqué le bateau toute la journée.

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Vendredi 16 aout : Les Saintes – Rivière Sens : NOS DOUZE DERNIERS MILLES

Retour à la Marina du départ. La boucle ou plutôt le 8 est bouclé. Christian nous attend pour décharger nos bagages et remettre sur le bateau toutes les affaires d’André.

Suite et fin

La suite et presque fin des journaux de Gaston et Hector se trouve sur

http://hectorcahier.blogspot.com/

et

http://gastoncahier.blogspot.com/

dimanche 11 août 2013

convalescence du patient…

 

Voilà comment s’occupe Philippe pour ses jours de convalescence. Nous sommes en Martinique(dimanche 11) et avons pris une journée sans navigation.

  philippe en convalescencePhilipe au sommet puis Hector et Gaston qui suivent, ça fait 5m de haut et sa glisse beaucoup, j’ai testé…

ice bergPhilippe en descente, puis sur le tube de l’enfer : moonwalk

monwalker 1  monwalker 2

monwalker 3               Les  coutures résistent à toutes les épreuves !!!gaston1

Gaston et Marius

gaston 2 

marius

Marius est plus doué que son père…

L’après midi , kite au Vauclin… sûrement la dernière fois !

Début de la fin

Vendredi 2 aout – samedi 3 août
Les journées passent tranquillement à Clifton, entre le petit café à l’anchorage, le marché, un peu d’entretien du moteur (vidange), kite et planche à voile pour les enfants.


leçon de préparation de poisson

Dimanche 4 août : Clifton – Tobago cays : 5 milles
Mouillage à petit tabac puis on revient à côté de Baradal. On se rend compte qu’on était bien abrités à Clifton. Ce mouillage dans les Tobago est toujours étonnant : face à nous, plein Est, à quelques 6000 km, l’Afrique. Pour nous abriter : quelques bancs de coraux. Les tortues pointent leur tête régulièrement autour du bateau.
On retrouve les Anrig, nos amis Suisse Allemands.

Lundi 5 août : Les bateaux qui nous entourent sont Français pour la plupart. Les seuls à être assez dinguos pour naviguer pendant la “mauvaise saison” pendant que les autres se regroupent au sud de Grenade. Un autre équipage se Suisses de Genève. Grand feu sur la plage.

Mardi 6 aout : Expédition en annexe jusqu’à petit tabac et plongée sur la barrière. Thon sur le barbecue de nos nouveaux amis Suisses.

Mercredi 7 aout : Tobago cays – Port Elisabeth (Ile de Bequia) : 27 milles
Enfin le calme prévu et attendu. Et même un faible vent du sud ! Mouillage à World’s end reef avant de remonter vers le Nord. C’est un peu un pélerinage, je crois que nous sommes venus ici la première fois où nous avons navigué avec Pat. Nous délogeons,un requin nourrice et le forçons à sourire pour la photo.
Puis plein Nord au portant. Un vrai bonheur. Dommage que le déssalinisateur et les batteries réclament le moteur en fin de navigation.
Visite de Port Elisabeth; un peu mort, comme d’hab; nous sommes hors saison.
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Jeudi 8 aout : Port Elisabeth – Chateaubelair (Ile de St Vincent) : 18 milles
Pat et les deux grands reviennent d’une plongée en début d’après midi. Trop tard pour remonter directement sur Sainte Lucie. Départ pour St Vincent. J’ai une petite idée derrière la tête, emmener tout le monde aux Dark View Falls; des chutes pittoresques dénichées sur google earth, non loin du rivage.
Seul problème, St Vincent a déjà mauvaise réputation et la plupart des bateaux ne s’y arrêtent même pas. Mais alors Chateaubelair, c’est la plaque tournante du trafic de drogue local, parait-il. Très déconseillé de s’arrêter là. Cela me va bien. Non pas que je compte me lancer dans le commerce mais j’ai un faible pour les endroits où il ne faut pas aller. Cela ne fait pas l’unanimité à bord.
C’est vrai que vu du large, ce n’est pas reluisant. Un boat boy solitaire nous fait des signes avec sa pagaie. C’est la première fois que nous sommes obligés d’aller en chercher un.
Georges connait bien les Dark View Falls et est d’accord pour nous y emmener même à cette heure tardive.
Nous traversons le village qui vit dehors. Nous sommes un peu l’attraction. Rastas plutôt cools. Marche d’approche bien raide. Une conduite forcée relie les chutes à la petite centrale qui alimente le village. En bois cerclé ! Un tonneau de quelques kilomètres.
conduite forcée IMG_2622
Pont de bambou et trombes d’eau: ça rince.
Repas de  au Beach front “restaurant”. Nous sommes les seuls clients à manger poissons et poulet frits; Pat et les enfants sursautent à chaque bruit. Un pêcheur un peu particulier nous réclame des vis en inox et veut absolument qu’on lui ramène des roues de Martinique pour remonter son bateau sur la plage. Il nous glisse son n° de téléphone. Il ne faut en parler à personne au village. Paranoïa générale.
Le mouillage devient de plus en plus rouleur. Impossible de dormir. A minuit, nous levons l’ancre dans la nuit sans lune.

Vendredi 9 aout : Chateaubelair – Rodney Bay (Ste Lucie) : 55 milles
Vent soutenu, mer agitée dans le canal. Vers 4 h, Pat me relaie, puis à 7 h, c’est au tour de Marius. Rodney Bay à midi. La Marina est enclavée dans l’embouchure d’une rivière. Très protégée, c’est un véritable “trou à cyclone”.
rodney bay marina
Nous sommes tous un peu cuits. Jeux à la piscine pour les enfants. Je pars explorer la réserve naturelle de Pigeon Island et le village de Gros Ilet en vélo. La Friday street party s’installe. Barbecue de toutes sortes dans la rue et musique à fond. Je n’aurai finalement pas le courage de ramener tout le monde à Gros Ilet. Repas dans la marina surveillée. Pluie diluvienne. C’est l’onde tropicale annoncée.
Samedi 10 aout : Rodney Bay – Ste Anne (Martinique) : 25 milles
Traversée du canal de Sainte Lucie fidèle à sa réputation. Bien musclée, vent jusqu’à 30 nœuds. Vu le courant Est Ouest, on avance en crabe et on se retrouve encore entre près et bon plein. Ca tape mais ça avance vite. En trois heures, nous voici de retour en Martinique.
Nous récupérons une voiture auprès de Lokizy 0696374080. Service parfait. D'où pub.

samedi 10 août 2013

Photos deTobagos à St Vincent

 

 

Gaston  en planche à voile sur l’eau turquoise des Tobago au milieu des tortues

planche

Petit Tabac,île des Tobagos

petit tabac

Petit Barbecue sur Baradal avec nos amis Suisse, nous nous croisons régulièrement depuis Barbuda (début de notre périple) Nike  faisait parti, avec nos enfants de l’expédition : kolanta sur Baradal.

amis suisse

Après avoir quitté les Tobago Cays nous sommes allés directement à Béquia, port  Elizabeth.

Là nous avons fait une plongée: plongée colorée (décrite par Marius auparavant).

bequia

De Béquia à St Vincent pour Chateaubelair bay (Philippe racontera nos désaccords pour ce lieu dans son journal de bord)  parfois il m’énerve fortement….Les navigateurs connaissant cet endroit doivent me comprendre, mais un de Mourgues ça ne se refait pas et en plus j’ai signé pour le pire et le meilleur donc j’essaye de tenir mes engagements !

Pont pour se rendre à la cascade située à 20 minutes de marche du village. Nous y sommes allés en fin d’après midi car ne sachant si nous allions rester au mouillage  pour la nuit ou partir directement pour ST Lucie.

pont de la cascade

 cascade 

Georges notre guide

guide phil cascade

Bises Pat

vendredi 9 août 2013

les news du patient

Son visage c'est juste transformé en tête de boxeur avec un hématome autour de l'oeil
Aujourd'hui, j'ai enlevé les points de suture, tout paraît pas mal...par contre en dessous ???  il se décidera peut être à faire une petite radio à son retour....



Plongée colorée

Nous sommes maintenant à une dizaine de jours de notre retour en métropole. Après avoir fini les Grenadines, nous sommes maintenant en train de remonter en Guadeloupe.

C'est donc à Bequia, petite île dans le nord des Grenadines que nous faisons une des dernières plongées. Le début commence plutôt mal, nous sommes sur une espèce de plateau herbeux avec de l'eau trouble nous avons peur de ne voir que de l'herbe! Heureusement, nous arrivons sur un gros récif et l'eau devient claire comme dans un aquarium. Les couleurs sont magnifiques, allant du orange fluo au bleu turquoise passant par le violet, rouge bordeaux,... Bref on en prend plein les yeux, le décor est magnifique. Pas de requin nourrice mais un beau poisson-ange royale vient nous dire bonjour. C'est une super plongée qui restera bien colorée.




voici un poisson ange royal

 

À bientôt

Marious dé Fréjous

vendredi 2 août 2013

Gaston Pathé production présente : Suture sauvage

 

 

Journal de bord du captain–Los Testigos

mardi 23 juillet testigos grande testigos pequena : 2 milles

Debriefing par Jacques, arrivé depuis 2 jours. Douaniers pas très fun. Arme en bandoulière, ont examiné ses papiers pendant deux heures , un seul leitmotiv : three days, le temps qu’ils ont le droit de rester.
Ici petite précision géographique : Los Testigos (les témoins, en espagnol) est un minuscule archipel Vénézuélien. Il faut donc faire son entrée au Venezuela avant de pouvoir y séjourner. Aller jusqu’à Marguarita, 50 milles à l’ouest  puis revenir contre vents et courants. Difficile. Les bateaux s’arrêtent donc “en passant” et sont tolérés 3 jours avant de faire leur entrée en règle et de poursuivre vers l’ouest, vers Blanquilla, Los Roques, les îles ABC et le canal de Panama. Aller jeter un coup d’oeil aux Testigos et revenir vers les Antilles, c’est une idée saugrenue. Ironie du sort, c’est l’idée des deux seuls voiliers présents aux Testigos ce jour là.

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Je me prépare à affronter les douaniers en mettant toutes les chances de notre côté. Le bateau est mouillé juste devant la guardia costa, ile de La Iguana. Pavillon de courtoisie Vénézuélien à tribord. Je descends seul à terre. Clearance de sortie de Grenade pour le prochain port, Marguarita (hi hi). En moins de dix minutes un jeune douanier sympa remplit un papier et me rend ma liberté. Bonne surprise. Soulagé, j’invite deux enfants rencontrés sur la jetée, André et Miguel, à venir prendre l’apéritif sur le bateau. Nous travaillons notre Espagnol.

IMG_0547Nous partons mouiller devant playa real à Testigo pequena.
Marius kite, Gaston et Hector jouent avec Gaspard et Victor, Sarah lit. Jacques et Mathilde, leurs parents ramassent du bois avec nous pour préparer le barbecue du soir.
Au menu, darnes de thon pêché juste en arrivant. (colère de Pat quand elle nous affalons les voiles à la volée pour remonter le poisson alors qu’elle se voyait déjà à l’abri de l’ile).

A l’apéro, cordon rouge offert par nos amis pour fêter arrivée et retrouvailles aux Testigos. Pourquoi étions nous tant attirés par ces iles ? Peu importe.

Mercredi 24 juillet

Jeux de plage et pêche bredouille, la journée passe vite. Nous abordons des pêcheurs sur leur lancha. 5 dollars les deux kilos de poisson. Pas la peine de sortir les traines.
Apéritif sur le bateau des copains pour fêter leur départ, le lendemain. Le temps passe vite.IMG_0546IMG_0548

Jeudi 25 juillet

Nous voici seuls sur l’archipel. Retour à Testigo grande après être passés récupérer une météo à  La Iguana. On capte de façon improbable et aléatoire la Wifi des guardia costas. La dépression tropicale Dorian va passer au Nord et nous amènera un calme temporaire dimanche.

Ascension du sommet en pleine chaleur. Jambes et mains agressées par les cactus.Vue magnifique,  vent à décorner les bœufs, petite pensée pour les copains qui luttent contre.

En fin d’après midi, exploration d’une dune repérée lors de l’atterrissage et baignade dans les grosses vagues au vent de l’ile. Au retour, contrôle par la guardia costa. Chef en uniforme, holster à la cuisse. Probablement l’homme de l’ami Jacques. D’autant plus que ce qui l’intéresse, c’est notre date de départ. Je leur explique que c’est le Senor Agostas qui a fait notre entrée. Le Senor ayant à peine vingt ans, ça fait marrer tous les soldats et le chef décide de nous laisser tranquilles.

Vendredi 26 juillet

Séance de devoirs pour les enfants, séance de mécanique pour moi. Je redémonte le système de refroidissement. Interrompu par une grosse vedette grise à quelques mètres de la poupe. Encore la guardia costa, cette fois sur une grosse canonnière. Photographiant sous tous les angles. Mitraillette en bandoulière. L’annexe remontée à l’arrière masque le nom du bateau devenu anonyme. Solo ? Ils pensent être tombé sur un prince du narcotrafic. Je descends l’annexe et fais vite sortir la famille. La sortie cadencée des trois nains ramène les sourires. Les enfants, ravis de cette récréation, comptent les  mitrailleuses sur tourelles. Nous nous séparons bons amis.

Nouvelle expédition sur la dune avec kite, surf et bodyboard.

Plage immense pour nous seuls et les tortues. Mais horaires décalés; elles viennent la nuit, nous le jour. Si nous étions courageux, nous viendrions leur dire bonjour la nuit.
Plage partagée aussi avec divers détritus. Tongues, bidons d’huile, cannettes. C’est sans doute le prix à payer pour un tourisme hors des sentiers battus. Où l’écologie dirigiste passe, le tourisme aseptisé s’installe; ou vice versa.

Samedi 27 juillet

Au réveil, Condor, le catamaran de Geoffrey et Isabelle se glisse dans notre abri sous isla Langoletta. C’est une bonne nouvelle. Nous étions en contact par mail mais nous n’étions pas surs de les revoir avant notre départ.
Aller retour à La Iguana chez nos amis les douaniers. J’accompagne Geoffrey comme traducteur.
geoffray garde son calmePas de chance, il tombe sur le senor Ayala, le chef, treillis noir à épaulettes, armé, mine revêche. Epluche les papiers trois quarts d’heure. Leitmotiv : tres dias; three days. Me prend également entre quatre yeux, moi, la ventouse des Testigos. Désolé chef, je ne savais pas qu’on avait droit qu’à trois jours. Nous ne désarmons pas et à force de sourires,de courbettes, de senor sollicito de su authoridad la authorizacion, pour rester avec nos copains qui viennent d’arriver, nous obtenons une semaine et un sourire. De joie, je leur promets une bouteille de rhum. En plus, le vent s’est enfin calmé.

Nous fêtons nos retrouvailles au seul restaurant de l’île, La Casa Verde. Deux tables en tout. Darnes de tazar et poulet pour les petits. Le patron est allé plusieurs fois en France. Surréaliste. Les habitants semblent tous avoir des amis Francais. La conversation s’engage sur le problème des pirates. Il déconseille fortement à nos amis qui vont continuer vers l’ouest de s’approcher de la côte. Pas très rassurant.

Avant de rentrer au bateau, je négocie avec les pêcheurs un embarquement pour aller relever les lignes de fond avec eux. Rendez vous à 6 heures.

Dimanche 28 juillet
testogo grande – testigo pequena 2 milles

Belle partie de pêche; nous ramenons deux requins marteaux. Partie de foot sur la plage , quelques bières glacées avec les pêcheurs. En début d’après midi nous repartons pour la belle playa real. Petit stop chez les douaniers pàour leur offrir le rhum promis et récupérer une météo. L’un d’eux me demande sans vergogne de lui remettre ma pochette étanche de téléphone qui lui plait bien sous le regard indifférent de son chef. Je refuse gentiment.

IMG_0553Le temps d’aller à Testigo pequena et nous les retrouvons, en train d’inspecter Condor. Geoffray n’avait pas déclaré son fusil sous marin. Il s’en tire avec 25 dollars US et une bouteille de rhum.

Le soir, barbecue sur la plage. Nos amis ont acheté une énorme dorade coryphène sur une lancha.

 

 

Lundi 29 juillet

IMG_2364Dernier jour aux testigos et spectacle insolite. Un “rallye” de vingt vedettes à moteur a débarqué dans l’archipel. Ils sont partis du delta de l’Orenoque et se balladent en bande àpendant deux semaines.  C’est le Venezuela de la fête qui envahi ces iles paisibles. Groupe électrogène sur la plage, musique à fond les manettes, minettes à string et fortes poitrines qui_ dansent la samba, mecs à forts abdomens s’enfilant verre sur verre. Le frere du président de conseil en est nous confie un des joyeux fêtards. Bruyant et bon enfant. Sous l’œil intrigué des pêcheurs. Quelques heures plus tard, l’ile a retrouvé son calme.

Visite au “village” de testigo pequena (5 maisons). Mon intention est d’acheter de l’essence. Les pêcheurs m’ont appris qu’ 1 dollar s'échange contre 30 bolivars au marché noir. Et que pour un bolivar, on a 12 litres d’essence. Je tombe sur Rogès (orthographe à vérifier, entre José et roger) qui parle un français fluide. C’est le fils de chinchin, figure des Testigos évoquée sur les blogs qui ont alimenté l’imaginaire testiguien des trois capitaines Français. Lequel Chinchin est actuellement à Marguarita.

Rogès m’emmène sur sa lancha où il siphonne soixante litres de diesel. Ca nous laisse le temps de visiter son bateau, bien conçu pour la pêche avec sa glacière qui reste fraiche un mois, son vivier à sardines pour appâter. Il a quatre enfants qui vivent dans la grande ville côtière avec sa femme et sont tous à l’université. Son fils ainé est pilote de racers. Rogès revient de 3 semaines de vacances en Martinique avec des amis Français. Pour y aller, il embarque tout simplement sur une lancha qui fait la liaison toutes les semaines pour aller vendre du poisson là bas, des langoustes pendant la saison. 28 heures de navigation en ligne droite. Toutes les langoustes mangées en Martinique viennent des Testigos m’affirme t’il.

L’année dernière, il s’est fait braquer dans un port, sur la côte vénézuélienne. Un pistolet sur la tempe, il a donné tout ce qu’il avait dans le bateau. Mais son fils avait reconnu un des pirates et il a pu tout récupérer.

Au moment de nous séparer pas moyen de le payer. Je lui offre du vin Français et quelques cookies, c’est un minimum.

Soirée d’adieu à bord de Condor. Cette fois, nous ne savons pas quand nous reverrons Isabelle Geoffray et les petites Louna et Zya.

Mardi 30 juillet
Testigos – union island : 130 milles

Départ tous feux et instruments éteints à 5 h 30. Je ne souhaite pas que la guardia costia nous repère partant vers l’Est alors que nous avons affirmé aller à Marguarita.
Premières heures plutôt déprimantes. Les iles semblent collées à notre tableau arrière; pas moyen de s’en éloigner. Heureusement,les vagues et le vent ne sont pas trop forts. Suffisants pour faire tomber notre vitesse à moins de deux nœuds parfois. Il faut absolument s’occuper et ne pas regarder la position gps du bateau sur la carte. Et puis, progressivement, comme prévu par windguru, la mer se tasse. Sous le vent de Grenade vers minuit , cela devient très confortable. Vers 5 heures, le vent adonne et nous pouvons faire route vers Cariacou et Union sous voile. Les enfants se lèvent reposés; comme pour les quarts de vaisselle, ils ont bien compris que le mieux pour les quarts de nav était de faire semblant d’ignorer leur existence.

Mercredi 31 juillet
Union Island

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Brève escale à petite Martinique où nous avons nos habitudes pour l’avitaillement en eau et carburant. Puis mouillage à Clifton, au sud est de Union. C’est un village que nous avions apprécié à l’aller mais nous avions du lever l’ancre à cause de l’arrivée de la tempête Chantal.
Visite des magasins pour les enfants, petit tour de vélo pour moi.

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Jeudi 1er aout

Le voyage s’essouffle, nous sommes maintenant sur le retour; il fallait que je trouve un divertissement pour toute la famille. J’ai donc décidé de m’éclater la tête. Ou peut être “chronique d’un accident annoncé”. Je ne mettais plus le casque mais par contre je gardais un leash de planche. Par flemme. Quand on perd sa planche, on tire sur cette ficelle et ça la ramène. Interdit quand on fait des sauts parce que l’effet boomerang peut être terrible. Mais je ne voulais pas faire des sauts. Je voulais juste naviguer tranquillement. Mais à force de voir Marius passer des “back loops” comme moi j’ouvre une cannette, j’ai essayé. Il est énervant parfois ce gamin. Et bref sur une magnifique envolée, je crois que j’avais presque réussi la boucle complète, ma planche m’est revenue directement dans le front. Ma bonne étoile a encore joué, j’étais en face de la plage. Je saignais comme un cochon, je ne voyais plus de l’oeil gauche et ce que je voyais de l’oeil droit tournait comme un back loop. Il était temps de regagner la terre ferme. J’ai atterri mon aile tant bien que mal. En me lavant l’oeil, ma vision est revenue, c’était juste le sang qui faisait un rideau en coulant devant. J’ai appelé Marius, il a atterri et est parti chercher l’annexe au bateau en répétant “oh mais papa!” comme une lithanie. Genre “tu ne pourrais pas arrêter de faire l’andouille”.
Je me reposais sous un cocotier. Un rasta sympa qui avait vu que quelque chose n’allait pas est venu me faire la conversation. Halloween ( son nom)  a commencé par des “ho man! that’s deep”, “oh man ! that’s hudge”, “ho man you need to do something, go to the hospital”.
Je l’ai rassuré et j’ai ainsi appris qu’il était marié à une Française qui venait deux fois par an a Union pendant un mois, qu’il aimait bien Paris, la butte Montmartre, mais pas les policiers qui s’en prenaient à lui dès qu’une sirène se déclenchait dans le secteur. Il était tellement gentil que je n’osais pas lui dire que j’avais un satané mal de crâne.
Ensuite, Pat et Marius m’ont récupéré et j’ai pu distraire toute la famille qui a oublié que le voyage s’essoufflait.

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Testigos part III

 

Les premiers points de suture

 

Normalement c’est le capitaine qui est sensé recoudre avec son matériel, sauf que là ce fut lui le patient !!!

J’ai récupéré mon malade sous un cocotier, posé sur son matériel de kite…,puis nous sommes  revenus au bateau. Ce qui s’est passé avant, Marius vous racontera, de mon côté je faisais un petit ravitaillement.

Après avoir examiné sa plaie, le capitaine m’a donné une leçon de couture sur un citron. La deuxième étape fut de transformer le carré intérieur en salle de bloc, de nous équiper comme chirurgien et assistant (Marius) le plus stérilement, Gaston étant l‘infirmier et caméraman de salle et puis de faire taire Hector pour pouvoir se concentrer un peu (lui devait récupérer les compresses de la  salle, essuyer tout ce qui coulait au sol).

Il eu un moment délicat, ce fut lorsque j’ai annoncé voir la boite crânienne, n’étant pas sure de voir ce que je voyais, mais Philippe a confirmé : “c’est très probable,il n’y a pas beaucoup d’épaisseur avant le crâne” là, Gaston a versé une larme puis a repris le dessus pour filmer, mais surtout mon assistant commençait à se sentir mal, heureusement il ne s’est pas évanoui (ni ouvert le crâne). Il faut dire, même si nous étions très proche des conditions de bloc température de la salle :33°, vent extérieur 17 nœuds, rafales 20, un bon petit clapot et roulis dans le bateau, l’odeur du sang nous a un peu dérangé.

salle de blog

Pour l’anesthésie ,j’ai du m’y prendre à deux fois, j’aurais bien aimé avoir des bulles de Mathilde et Jacques ou du rhum pour assommer mon malade(mais ils ont tout bu au Testigos entre eux et les douaniers a soudoyer pour rester une semaine). Finalement ,une fois endormi (pas d’aiguille SC, elles sont toutes passées pour les épines d’oursins et cactus, mais une aiguille style trocart !) nous avons commencé à recoudre, sauf que  je n’avais pas assez  de fil, nous avons du récupérer le fil du citron pour avoir la dernière aiguille courbe !!!( tout dans les règles de l’aseptie, bien sur).Marius a voulu se lancer dans le derniers point avec brio.

coutures 

Au final , neuf points, nous n’avons pas fais une forme de K, le mot qui ne se prononce plus sur le bateau, mais avons essayé de suivre la ligne de la plaie. Entre le moment de la leçon et l’intervention ça nous a pris un peu plus d’une heure ! quand je pense que Philippe rentre du bloc certain soir à 23h, j’espère qu’en une journée de 15h il a recousu plus de 15x9 points, sans parler de l’opération par elle même, car autrement la clinique va avoir du souci de rentabilité.

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Je vous promets  Mamichelle de vous rapporter votre fils  à peu près en état, juste balafré, mais j’avoue qu’avec ma brochette d’homme c’est pas simple tous les jours ,je dois gérer un paquet d’hormones !!! donc je vais resserrer mon “autorité, vigilance….. “ sur leurs pratiques multiples et  variées.

Je crois qu’avec mon métier d’infirmière j’ai été plus utile pour Philippe que l’inverse. En Guyane lorsqu’il s’est fait attaquer par des mouches à feu, au milieu de la forêt amazonienne j’ai du lui faire une IV de corticoïdes car il faisait un œdème de Quick mais là le sol ne bougeait pas ! C’est un patient pas désagréable et s’adapte à toutes les situations, un bon cobaye pour ses enfants (les vaccins, maintenant les points de sutures).

La vidéo va suivre

Bises  à tous

Pat

jeudi 1 août 2013

Los tiburonnes de los Testigos


Nous sommes arrivés aux Testigos tôt le matin. Personnellement je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’îles, je voyais ça plus plat, mois habité, l’eau plus turquoise car l’eau est verte et ça donne une  ambiance plutôt alarmante, beaucoup plus paumé et sans touriste ! Toute la population est super chaleureuse, gentille,serviable et accueillante à part les guardas costas qui sont plutôt le contraire.
La pêche aux requins est surement ce qui m’a le plus impressionné, à 12 ans les enfants sont déjà en train d’aider les adultes à remonter les requins. Papa et moi avons négocié notre sortie de pêche avec les requins en donnant une bouteille de Rhum aux pêcheurs. Là-bas, les adultes commencent à boire des bières dès 6h du matin, jusqu’à 10h du soir ; à peu près une dizaine par jour ; tout le monde a un petit bide, c’est normal !
Pour pêcher des requins, les pêcheurs posent ce que l’on appelle des lignes de fond: ils mettent les lignes le soir avec une cinquantaine d’appâts allant de petits perroquets à des barracudas entiers et reviennent les chercher le lendemain matin. Quand ils remontent les lignes, c’est le moment où vous avez le plus peur ! Les appâts sont placés tous les 6 mètres de corde, c’est comme dans les films, il ne reste plus que des morceaux d’appâts, une tête de barracuda dont le corps n’est plus là, il reste la marque des dents d’une énorme mâchoire !! C’est plus ça qui vous donne la chair de poule plutôt que de voir les requins. Quand les pêcheurs remontent les requins ils sont déjà morts asphyxiés au fond. Ce sont des requins marteaux de 2M pour ceux que nous avons pêché pouvant aller jusqu’à, apparemment , 6m-7M de long pour 450 kilos disons de belles bêtes!! Les requins tigres sont aussi de bon clients pour les pêcheurs vénézuéliens mais plus dangereux car pour les monter à bord il faut se mettre à plusieurs et si par malheur il vous tombe dessus: “ça vous casse les cannes”qu'ils disent. Voilà donc pour vous éclairer sur les  requins aux Testigos.
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MARIUS  DE FREJUS

Journal de bord du captain (fin juillet)

Mercredi 17 juillet : tyrrel bay-saline island (CARRIACOU): 6 milles

Saline Island se mérite; il faut remonter à l’est de l’ïle, contre vent et courants. Et du courant, il y en a. Seuls au mouillage.

Jeudi 18 juillet : saline island (carriacou) – St Georges (Grenade) : 40 miles

15 noeuds de vent d’Est, on penserait que les 40 milles jusqu’à Grenade vont être une ballade de santé. En fait, mer démontée jusqu’à l’île ronde, obligeant même à mettre le moteur pour essayer de stabiliser le bateau. C’est peut-être le passage au dessus de Kick’em Jenny, volcan sous marin actif et future nouvelle île des caraïbes. Après l’île ronde, conditions très agréables. Des globicéphales viennent tourner autour de l’étrave.

Au ponton à la marina Port Louis. Le luxe. Laverie, restaurants, douches, magasins, piscine, connexion internet à 400Mbp…
Vendredi , visite de l’île : plantation de cacao, descente de rivière.
Rencontre avec un famille de français à la marina. Ils ont loué un catamaran  moins de 3 semaines en Martinique et se rendent…aux Testigos ! Je jubile car il m’est difficile de convaincre toute la famille de pousser jusqu’à cet archipel alors que nous avons encore un mois devant nous .
Samedi , visite de la ville et de son marché. Pendant ce temps, les enfants “socialisent” à la piscine qui est un peu devenue leur piscine. Il fait 33 degrés à l’ombre.

Pour les infos pratiques : 112 EC$ par nuit pour un monocoque de 12 m. eau et électricité en sus.La wifi est asthmatique mais on peut demander un raccordement par câble en laissant une caution de 500 EC et là ça débite. On peut téléphoner via skype.

Dimanche 21 juillet : St Georges – Hog Island : 11 milles

L’arrivée à Grenade est un aboutissement pour les plaisanciers qui croisent dans les Antilles. Grenade est sous le 12ème parallèle, donc en théorie à l’abri des cyclones. (même si Yvan, en 2004 a tout ravagé. Bateaux empilés les uns sur les autres, maisons envolées, plus de trente morts. Yvan est présent dans toute conversation avec un Grenadien.)

Le coût de la vie est très raisonnable, la criminalité faible. Plus loin, c’est Trinidad ou le Venezuela. Donc l’insécurité et son cortège d’histoires d’agressions racontées sur les pontons.

Une majorité va donc s’arrêter là. Certains laissent leur bateau à l’ancre au fond de la mangrove, avec ou sans surveillance, d’autres les confient à une marina, dans l’eau ou au sec, d’autres enfin vivent dessus pendant les trois mois de la saison cyclonique, se déplaçant d”une baie à l’autre du sud de Grenade. A partir de novembre ou décembre une nouvelle migration vers le nord débute.

Les mâts de la flotte de plaisance des Antilles hérissent chaque baie du Sud de Grenade. Nous renonçons à mouiller sous  le vent de Hog island. Vraiment trop de mâts. Nous mouillons au vent, protégés par l’île de Calivigny. Là, nous ne sommes que trois bateaux. La flotte des Antilles est là mais on pourrait encore en mettre dix fois plus.
Les havres naturels de Grenade sont étonnants. Les baies sont tellement vastes, s’enfonçant dans la terre comme des fjords, protégées par des barrières de corail, avec des fonds de vase sous 5 à 10 mètres d’eau ventousant parfaitement les ancres. On ne peut guère rêver mieux.

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Nous traversons Hog Island, curieux d’aller jeter un coup d’œil au Rodgers bar. Joyeux mélange de marins de tout poil, essentiellement anglophones. Familles nombreuses, globe trotter,  alcooliques convaincus. Le nombre de cannettes vides est impressionnant.

Nouvelles de Jacques et sa famille; ils sont arrivés aux Testigos. Douaniers n’ont donné le droit de rester que 3 jours. Il va falloir partir vite si on veut les voir.

Lundi 22 juillet

Hog Island(grenade) – Marina “Le phare bleu”- Prickly bay - départ pour les testigos : 95 milles
Vent Est – Nord Est  15 puis plus de 20 noeuds

Mer croisée, vent arrière pile dans l’axe. Nous sommes à nouveau dans le shaker. C’est juste un shaker différent du shaker au près. Pas question de lâcher les deux mains, c’est le KO assuré. Je vais me faire une réputation de râleur perpétuel, pire que le capitaine Haddock.

Et pour être franc, nous connaissons la grâce pendant deux heures : le bateau qui surfe sur la houle, les voiles bien gonflées, pratiquement pas de bruit. Nous pouvons raconter aux enfants avec des accents d’anciens combattants : La traversée de l’Atlantique, c’est ça, une longue glissade. Ou alors ce sont nos souvenirs qui embellissent.

C’est au moins un shaker qui avance. J’ai enroulé le foc qui battait, laissé uniquement la grand voile avec une retenue de baume qui l’empêche de se balader dans les déventes, quand le bateau accélère sur les vagues. Sous grand voile seule, 4,5 noeuds de vitesse surface, mais presque 7 noeuds de vitesse sur le fond. Nous sommes sur un tapis roulant qui se déverse à 2,5 noeuds, le courant équatorial. C’est parfait pour l’instant mais ça me donne des sueurs froides pour le retour.

Au petit matin, les îles sont là. Il faut bien viser car sur notre tapis roulant, nous avançons en crabe. Nous jetons l’ancre à côté du catamaran de Jacques, Mathilde et leurs enfants.