Mardi 18 juin : l’appel du large
Nous quittons notre joli mouillage des saintes vers 14 h et abandonnons nos amis de Condor, catamaran de 12 m. Nous nous retrouvons régulièrement depuis St Kitts.
Une dernière baignade avec les dauphins, mais ils suspectent notre départ et nous snobent un peu.
Ce n’est pas que les conditions soient parfaites, mais elles seront pires les jours suivants. 20 nœuds de vent d’Est, rafales à 25 , un peu pire sous les grains d’après l’incontournable gourou.(windguru = prévisions sur internet du vent, vagues, couverture nuageuse, diablement précis)
C’est exactement ce que nous rencontrons. World est bien toilé , avec deux ris dans la grand voile, le gênois enroulé jusqu’au 2ème ris, qu’on déroule dans les “molles” et qu’on enroule un peu plus dans les “surventes” et son petit artimon pour équilibrer tout ça.
La mer est bien déchainée juste pour se dégager des Saintes. Même si ensuite, cela se calme , cela suffit pour rendre une partie de l’équipage moins loquace, voire à la limite de la dépression mélancolique. Un monocoque à toujours une fâcheuse tendance à giter à 45 degrés. Le capitaine évite les blagues vaseuses dans ces moments là et descend ranger à l’intérieur tout ce qui valse . Même s’ils ont été calés avant le départ, les plateaux de fruits, livres, trousses ouvertes adorent visiter le carré. Et puis ceux qu’on attendait moins : contenu du four ou du frigo, la porte ouverte par une vague plus violente.
Les grains se succèdent mais la navigation devient presque agréable (pour moi) car, enfin, nous ne devons plus serrer le vent au maximum mais remonter à 60 ou 70 degrés du vent. Cela s’appelle le “bon plein”, une allure entre le près et le travers (reaching pour les anglosaxons). C’est beaucoup plus confortable que le près, les vagues tapent et freinent moins le bateau, la vitesse augmente à la satisfaction de tous.
A seize heures nous mouillons devant Porthsmouth, au Nord de la Dominique. Nous sommes sur les traces d’une croisière entre Martinique et Guadeloupe réalisée une quinzaine d’années auparavant, avec Maman, Sylvie, Nicolas, Denis et Cathy. Nous venions de traverser l’Atlantique avec Pat . Nous avions adoré la Dominique.
Visite du village, achat de poisson (notre ligne a encore cassé sur une prise énorme) et retour au bateau avant la nuit
Mercredi 19 juin Clearance, essence, bricolage pour moi; devoirs pour les enfants puis visite de la rivière indienne.
Jeudi 20 juin : Visite des Milton falls . Le bonheur de la Dominique . En se baladant, tendre le bras pour cueillir les citrons verts pour le ti-punch du soir (ou la citronnade), des pamplemousses ou des oranges (malheureusement pas mures), ramasser du gingembre. Se baigner dans une cascade qui décoiffe. Accès un peu délicat en remontant la rivière sur des roches bien glissantes mais l’année prochaine, accès par un joli chemin touristique avec ponts suspendus et tout. J’ai un doute, le tourisme ne semble pas avoir connu un véritable essor depuis 15 ans.
Les grains, encore les grains. on lève l’ancre cap au sud. Arrivée à la nuit devant Roseau, la capitale.
Vendredi 21 juin : Solstice d’été, fête de la musique
Mouillés devant l’Anchorage hotel. La nuit a été rouleuse. Grains et regrains . Y’en a marre. Il nous faut soit descendre au Sud , soit s’ancrer au vent des îles pour retrouver le beau temps. Si nous restons sous le vent d’îles montagneuses qui accrochent les nuages, nous continuerons à prendre la douche. Bon pour mon récupérateur d’eau (6 litres par nuit) mais pas pour la beauté du voyage.
Nous levons l’ancre dès aujourd’hui alors que nous avions prévu de visiter plus longuement la Dominique.
Traversée vers la Martinique. Cette fois nous sommes carrément vent de travers, toutes voiles hautes. Que du bon. J’en oublie de réduire la voilure sous un grain. Le bateau se couche un peu. Plan B : il suffit d’abattre en grand, c’est à dire en ce qui nous concerne de tourner la barre à droite. Le vent venant de gauche, nous nous retrouvons vent arrière. Nous filons à plus de 7 nœuds, peu de bruit, grand confort. Mais en direction du Nicaragua. Quand le grain est passé, nous reprenons notre route vers la Martinique. Grand soleil, la montagne pelée est même dégagée. Un stop à Saint Pierre se discute. Nous n’en avons pas un souvenir ému. Ville morte, mouillage rouleur, et peut être zouk à fond toute la nuit ? On s’arrêtera juste pour la nuit.
Samedi 22 juin
Mouillage calme, ville charmante. Marché coloré. Jus de fruits frais incontournables chez Mr KAÎ . Visite à la rhumerie Depaz , au centre de découverte des sciences de la terre (CDST). Film captivant sur les volcans caraïbes et la montagne pelée en particulier.
Le concert de zouk endiablé ressemblait plutôt au bal du village qui a du mal à démarrer.
Nous restons toute la journée et une nuit de plus à St Pierre. C’est la magie du voyage pas pressé.
Dimanche 23 juin
Départ pour le Sud, direction Fort de France. Une petite pensée pour tous en métropole. C’est dimanche soir et veille de la reprise de la semaine. Mais bon c’est quand même un dimanche soir de grande soirée d’été , avec les vacances qui approchent, c’est pas un dimanche soir d’octobre.
Ici, nous venons de dépasser la moitié de notre temps de voyage. C’est la consternation sur le bateau. Nous ne nous en sommes même pas aperçu. Les jours nous filent entre les doigts.
coucou c'est Noémie,
RépondreSupprimeril a l'aire bien le village
a l'école on a plus de devoir c'est trop bien
le soleil et enfin revenu mais il pleut quand même a cause de la pluie on n'est pas aller a la sortie de fin d'année mais sa a été reporter au 1 juillet
bon voyage