vendredi 12 juillet : salt wistle bay (MAYREAU) – clifton harbour (UNION) – PETIT SAINT VINCENT
11 milles
Réveil difficile. La soirée avec feu de camp sur la plage, grillades et rhum n’a pas été facile. Tant qu’à préparer un feu, nous avions invité deux petits bateaux de d’jeunes venus s’ancrer tout près du rivage à profiter des braises. Ils arrivent avec un seau plein de poissons fraichement pêchés. C’est un métier. Sur le 1er bateau, ils sont deux; l’un vient de mettre son bateau au sec à St Vincent. Il cherche à remonter vers le Nord mais a pour l’instant embarqué vers le Sud. Sur l’autre, ils sont trois. Le capitaine vient d’acheter ce voilier de 7 à 8 mètres pour quatre mille euros et il est plutôt joli. Il se dirige vers Curaçao pour récupérer son frère avant de gagner le Pacifique. Deux suisses l’accompagnent avec un matériel photo impressionnant. Ils sont censés monter des film car le cap est aussi prof de kite; c’est comme ça qu’il vit. Marius se découvre encore une vocation. Il ouvre quand même des yeux ronds en les voyant tirer sur des cônes style Bob Marley.
Nous nous séparons à nouveau de Condor en espérant les retrouver plus bas.
Brève escale à Clifton. Clearance de sortie. Remontrances pour ne pas être passé à l’immigration lors de mon entrée. Ah bon ? Mince alors j’ai oublié.
Départ pour Petit Saint Vincent , la plus au sud des Grenadines de St Vincent. C’est une île très privée. Seul un petit bout de plage est autorisé aux navigateurs …et les restaurants. Apéritif au select beach bar. Nous observons la ronde des serveurs qui dressent les tables. C’est désert. Une heure plus tard ils commenceront à tout ranger.
Samedi 13 juillet : PETIT SAINT VINCENT
Nous “faisons de l’eau” et du carburant à Petite Martinique, voisine de PSV. 0,5 EC$ le gallon; prix correct. Pour une fois notre guide nautique est à la page.
Débarquement sur le mythique ilot Morpion. Nous y rencontrons une famille de Lille en vacances sur un catamaran.
Apero sous LE parasol. Normalement, les équipages de bateaux de grand voyage ne parlent pas aux équipages de bateaux de location et les regardent avec un certain dédain. Partis “que” quatre mois, nous ne sommes pas vraiment des grands voyageurs et de plus les rencontres avec des gens “normaux” qui prennent des vacances “normales” sont rafraichissantes et nous rapprochent de la réalité. Regis est cardiologue et on parle un peu boulot. Mouillage au Nord ouest de PSV, derrière la barrière de corail. Partie de passe à 10 avec les 7 enfants des deux bateaux. Sous l’oeil veillant d’un garde, au cas où nous envahirions l’île pour aller y planter un drapeau français.
Sympathique repas à bord du catamaran des Lillois. Nous partageons une carangue de plus de trois kilos pêchée ce matin !!! Cuisinée sur le barbecue par Nico, le skipper.
Nuit agitée au milieu des courants du nord de l’île.
Dimanche 14 juillet : Petit Saint Vincent – Carriacou . 5 milles
Fête nationale et certainement une très belle étape du tour de France.
Pour nous Kite en partant depuis la mythique Morpion.
Nos séances sont maintenant bien réglées. J’envoie Marius et son aile. Puis je gonfle la mienne. Il faut alors que je trouve un point fixe pour l’accrocher. Ce coup là, ce sera évidemment le parasol de Morpion. Aile en position de décollage, je cours vers ma barre , la fixe à mon harnais et hop c’est parti. Enfin , ça, c’est dans le meilleur des cas. Pour atterrir, idem, je viens me raccrocher sous le parasol avant de courir “etouffer” l’aile.
On croise des canadiens bien sympathiques qui chaque année viennent se faire cuire des hot dogs à Morpion. Trois ans qu'ils naviguent dans les petites antilles. Cette année entre Grenade et La Martinique. Quand on leur dit souhaiter aller jusqu'au venezuela après être passés par les virgin islands ils nous prennent pour des fous.
Mouillage à Hillsborough, capitale de l’île de Carriacou.
Lundi 15 juillet : hillsborough – sandy island (1 mille)
Un nouvel épisode de la série Clearance d’entrée. On commence par l’immigration office. Dès qu’on pénètre dans un bureau occupé par 4 gars en chemise blanche avec des galons partout, on se sent un peu coupable. Après on lit l’affiche comme quoi la tenue correcte est exigée et on se demande si un maillot de bain est une tenue correcte. Après, un des gars vous demande pourquoi vous avez mis deux jours pour faire les 6 milles entre Union et Carriacou alors que normalement vous auriez du vous présenter dans les 24 heures. Finalement lorsqu’il vous réclame 20 EC$ d’overtime, vous lui donnez sans faire remarquer que vous n’avez mis les pieds sur son île que ce matin à 8 h donc pas du tout en overtime. Ouf, encore échappé de justesse à la prison. Au bureau des customs (douane) ça va plus vite, il suffit de donner 50 EC$. Et de passer à un autre bureau, celui là, je ne le connaissais pas pour donner 35 EC. Il faut bien faire vivre l’économie locale.
Sandy Island : Un nouveau mouillage de carte postale. Kite et plongée à gogo. J’en suis à ne plus sentir mes muscles et à souhaiter que le temps se gâte pour obtenir un répit.
Mardi 16 juillet : Sandy Island – Tyrrel bay : 4 milles
Nous quittons à regret Sandy Island. A l’approche de Tyrrel bay, nous distinguons une forêt de mâts. La civilisation ? Un bar cosy avec de l’internet haut débit, des magasins avec des étals de fruits et légumes ? EN fait , il n’y a rien, encore moins qu’à Hillsborough peut être. Mais c’est une baie profonde où bon nombre de bateaux restent seuls au mouillage pendant que leurs propriétaires retournent en Europe ou aux USA.
Un embryon de connection quand même. Je vais essayer de faire partir ce message sans photos, ça passera peut être.